Running : Partir de rien et arriver loin, de 1 à 10km


Beauté, mode, bien-être / mercredi, septembre 6th, 2017

Bonjour bonjour ! Si vous êtes abonné à ma newsletter, vous avez déjà reçu un article au sujet du sport, mais aujourd’hui on va se concentrer sur le running, la course, le jogging, le footing… Bref, mes pieds qui foulent le bitume de ma jolie ville de Lyon. Pour beaucoup, aller courir, c’est normal, c’est accessible à tous, et ce n’est pas très compliqué. Mais je vais vous raconter à quel point c’est extraordinaire pour moi.

Mon passé sportif

Mes parents ont toujours voulu me faire faire du sport. Je pense que j’étais demandeuse, mais c’était peut-être pour briser la malédiction du surpoids qui traînait au dessus de ma tête comme une épée de Damoclès. J’ai fait du sport, de la natation, de l’équitation, de la gym, de la danse, de l’escrime… Et à 15 ans, je m’inscrivais pour la première fois en salle de sport avec ma maman.

On peut dire que je n’ai pas peur du sport. Je ne prends pas toujours le temps d’en faire, mais dès que je commence, je suis dans un état d’euphorie de dingue ! Bref, j’adore le sport. Mais pour autant, je n’avais JAMAIS pensé à « courir »… Pour moi, ce n’était même pas envisageable.

Mon premier appartement

Lorsque j’ai déménagé de chez mes parents pour arriver sur Lyon, je me suis retrouvée toute seule, et j’ai donc rapidement sombré dans les troubles alimentaires (hyperphagie et périodes d’anorexie). J’étais complètement obsédée par mon corps et tout était prétexte à faire du sport pour maigrir (alors que mon IMC était plutôt « normal »).

Je voulais aller courir mais… j’avais extrêmement peur. Je n’assumais pas mon corps, je ne voulais pas sortir de chez moi. J’imaginais les gens en train de me regarder courir, se moquer de moi etc… J’avais encore des séquelles du harcèlement scolaire que j’avais vécu l’année précédente, et cela me hantait et me freinait dans mes envies. Pour moi, pouvoir courir, c’était un véritable rêve, un truc inatteignable que je voulais à tout prix pouvoir réaliser.

Un jour, j’ai voulu essayer quand même. J’ai enfilé mes petites baskets que j’utilisais pour la salle de sport, un legging, un haut, et j’ai noué une veste autour de ma taille (le mythe qui dit qu’une veste nouée cache les rondeurs…). Je me suis rendue dans le parc à côté de chez moi et j’ai couru… 1,03 km ! Bon. Je suis rentrée un peu penaude mais fière d’avoir essayé. Cependant, je n’ai plus recommencé, persuadée que ce n’était « pas pour moi ».

Ma première « vraie » session de running

Trois ans et des centaines de péripéties alimentaires et sportives plus tard, je m’installais dans un nouvel appartement avec mon chéri. Dix kilos en plus sur la balance suite à une situation compliquée, il fallait VRAIMENT que je fasse quelque chose. C’est comme ça que mon cher et tendre m’a tirée vers le parc, et m’a fait courir. C’était un enfer. Au bout de 2 km, j’étais morte. Pour finir mes 5 km, je devais m’arrêter au moins trois ou quatre fois. Du coup, au vue de la difficulté de l’exercice, j’ai couru deux ou trois fois, et j’ai arrêté. Pour moi, la course, c’était tout juste impossible.

La copine en or 

Un jour, ma copine Clara (qui me lira peut-être), me dit : « Marie, je me suis inscrite à une course officielle, je veux qu’on s’entraîne ensemble ! ». J’accepte, sans trop savoir pourquoi, de m’entraîner toutes les semaines pour une course de 13 km, moi qui n’arrivait même pas à en faire deux.

La première course qu’on a fait ensemble était un vrai déclic. J’ai réussi à courir 5 km sans m’arrêter. Tout simplement parce que j’allais à mon rythme, doucement, et pas à celui de mon chéri qui fait 1m98 (imaginez la taille de ses foulées !). Donc j’ai continué, tous les dimanches matins, je n’ai jamais loupé une séance. 5 km, 6 km, 7 km, 8 km, j’allais de plus en plus loin.

Pendant un moment, j’ai stagné à 6/7 km, sans pouvoir m’améliorer. Je me suis rendue compte que c’était seulement parce que je ne m’accordais pas le temps de courir jusqu’à mes limites. En général, je courrais le dimanche matin avant de partir dans ma famille. Donc, à 11h, je devais être rentrée chez moi. Si je n’avais pas fini ma session de running, je l’écourtais pour arriver à l’heure.

La consécration

Pendant un jour de congé, en voyant les autres réussir à courir 10 km, j’ai décidé, un matin, que moi aussi, j’allais le faire. Ni une ni deux, je me suis levée de mon lit, j’ai enfilé mes vêtements de sport et mes baskets. J’avais toute la journée devant moi. Et j’ai réalisé le rêve de toute ma vie : courir, agréablement, pendant 10 km, sans m’arrêter. Au fur et à mesure que les kilomètres avançaient sur mon téléphone, j’avais des frissons. J’étais tiraillée entre l’envie d’aller plus vite mais la peur de ne pas arriver à finir si je forçais trop. Et au moment où le chiffre 10 est arrivé, plus rien n’existait à part l’immense satisfaction d’être enfin moi-même.

Ce jour-là, je me suis promise de ne plus jamais me persuader que je n’y arriverais pas. J’ai commencé à croire en moi, à vivre pour moi, et à aller de l’avant. J’ai toujours pensé que j’étais incapable : de courir, d’être sportive, de vivre par moi-même. Et finalement, il m’en fallait peu pour commencer à apprécier la vie comme elle est. J’ai dit adieu à mes troubles alimentaires en commençant le sport, et la course notamment. Alors si je n’ai qu’un conseil à vous donner, continuez à vous battre pour réaliser vos rêves car il n’y a rien de plus beau.

Maintenant, mon prochain objectif, c’est les 15 km, puis les 21, pour pouvoir courir le Semi-Marathon de Disney l’année prochaine. On y croit !

Si cela vous intéresse de connaître mes petites astuces pour rendre sa session de running plus agréable, je vous ferai un article sur le sujet. Dîtes moi en commentaire !

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6 réponses à « Running : Partir de rien et arriver loin, de 1 à 10km »

  1. Ton article est super motivant. Moi ai fais mon 1er running ce week-end ça me motive encore plus !
    Continue a t’épanouir en courant
    Bisouus d’amour

  2. Félicitations! Tu as atteints ton objectif mais plus important tu as regagné confiance en toi, c’est génial. Moi la course j’aime ça mais j’ai toujours eu un gros problème de motivation. Je commence et au bout de quelque semaines je m’arrête… C’est dur de surmonter ses démons…

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