Friends can break your heart too


Pensées / jeudi, novembre 3rd, 2016

Image de summer, girl, and friends

On ne réalise pas toujours qu’on est heureux lorsqu’on l’est. Et pourtant, il me semble que c’est bien ça, les symptômes. La joie même dans la tristesse. Le réconfort. La présence. La sensation de ne jamais être seule même quand on l’est vraiment. La perspective d’avenir. Être sûre d’avoir fait le bon choix. Ne plus avoir de regrets. Avancer. Vivre. Avoir l’impression de renaître de tant de douleurs, des cendres qui restaient du cœur brisé, pillé, brûlé, arraché que j’avais. Passer au dessus des gens, des blessures, de la peine.

Je vole par dessus tout ce qui m’a tuée auparavant. J’en ressens toujours la douleur mais elle n’est plus si grave. Parce que je sais qu’elle a une issue. Qu’elle ne sera pas toujours lourde de conséquences.

Je ne serai plus jamais capable de fermer les yeux, de pardonner si facilement, de ne pas avoir de rancune, de fierté, de rage. Je ne serai plus jamais capable de m’abandonner, de laisser mon cœur ouvert. Mais j’ai l’impression que ça me rend plus forte. Que je peux avancer toute seule. Que même si je dois me séparer de certaines personnes, que ça me fait mal, que ça me tue, que ça déchire mon cœur en des milliers de morceaux, il arrivera à se recoller. Peut-être qu’il sera plus fragile à chaque fois, et peut-être même qu’un jour il ne se recollera plus du tout. Mais à ce moment-là, je devrai penser au pourquoi. Pourquoi j’ai du arrêter d’essayer de cultiver une amitié qui ne fonctionnait pas, ou qui mettait en danger ce qui m’était le plus cher au monde.

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Quand je pense à toutes les personnes que j’ai perdues, par erreur, par amour, par choix, par envie, par distance, par trahison, j’ai ce mélange de colère et de nostalgie. J’ai simplement envie de leur dire, à tous autant qu’ils sont, que je les aime toujours autant, qu’ils seront toujours mes amis, mes trésors, et qu’ils pourront revenir vers moi à n’importe quel moment, à n’importe quelle heure, ma porte sera toujours ouverte. Car même si ma fierté est immense, le manque l’est encore plus. Et parce que pour la plupart, il n’y a jamais vraiment eu d’explications. C’était le déchirement des deux côtés, et aucun des deux n’a jamais osé faire le premier pas.

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