I’m going back to the start.

Je savais que c’était le moment, et je me suis rendue compte que j’avais oublié de me demander ce que je te dirai au moment venu. Mais tu as planté ton regard dans le mien, comme ça, t’es rentré dans mon coeur sans me demander mon avis. T’as commencé à parler mais j’avais prévu le moindre de tes mots.

Le monde s’était arrêté. Je n’arrivais même pas à réfléchir. Alors j’ai bafouillé des trucs pour te rassurer, mais ça n’avait aucun sens. J’ai compris que ça ne servait à rien de me défendre, que j’étais prisonnière de ce que j’avais construit, que je ne pouvais plus faire demi-tour. C’était un ascenceur émotionnel. J’étais mélangée entre l’espoir et la déception. Je n’étais pas surprise mais j’étais quand même triste que ce moment soit arrivé. Je me souviens avoir dit « J’ai les yeux qui pleurent à cause du froid », mais je crois que je luttais contre la terrible envie de fondre en larmes juste là, mais je savais que ça n’aurait rien arrangé. Je n’avais même pas conscience de ce que je disais, j’aurais aimé être couchée quelque part dans le silence à regarder le ciel et à penser à tout ça, peut-être que ça aurait facilité les choses. Ou peut-être pas.

Je me souviens avoir pensé « Je ne veux rien de sérieux » et l’avoir de suite regretté. C’était maladroit et c’était un mensonge. Je voulais dire « Je ne veux pas faire confiance, je ne veux pas d’amour. Je veux une amitié trop dingue et beaucoup d’affection, beaucoup d’attention, beaucoup de folie et beaucoup de toi et moi. ». Je crois que c’est les mots qui me font peur, plus que les actions. Je crois que c’est le fait de te dire que, oui, je voulais du sérieux. Je voulais toi et moi sans tellement m’y engager. Pas parce que je n’en avais pas envie avec toi, mais parce que je savais comment ça allait finir et que je n’avais pas envie qu’un jour on se retrouve à ne plus se parler, chacun de notre coté de la ville, avec ce sentiment d’avoir vécu ce qu’on avait à vivre mais d’avoir tout de même loupé quelque chose.

J’aurais voulu te raconter à quel point j’avais peur de m’attacher à toi, simplement parce que j’ai trop fait confiance et j’ai trop été déçue mais quand j’ai commencé à en parler, c’était comme si je brisais ma carapace. Et j’avais peur de te faire confiance. J’avais peur de m’ouvrir à toi, j’avais peur de te laisser entrer dans ma vie comme ça. J’avais peur d’avoir mal et j’aimerais que tu saches que, ça me coûte beaucoup de te dire tout ça. Je fais confiance à nouveau alors que je m’étais promise de ne pas le faire. Je t’ai dit de ne pas t’attacher à moi parce que j’ai trop peur. J’ai toujours eu peur que tu me la fasses à l’envers. Je n’aurais plus jamais confiance.

J’étais face à moi-même, face à mes démons et face à tout ce qui faisait que tu avais toujours eu cet impact sur moi. Cette petite voix, ce petit regard. Je sentais que tout reposait sur moi et c’était toujours le dilemme de la peur de la perte et de la peur de faire du mal. Le dilemme entre l’égoïsme et l’affection. Le dilemme entre écouter son coeur ou écouter sa tête. Le dilemme entre mentir ou dire la vérité. Alors j’ai fait un peu des deux. J’ai mélangé mes démons et mes anges. J’ai mélangé le jour et la nuit, le bien et le mal.

J’ai fait de nous quelque chose d’absolument parfait. C’était devenu tout ce que je voulais. C’était toi et moi sans réfléchir, c’était toi et moi sans faire de mal. C’était juste tout l’amour que j’avais à donner concentré sur toi. C’était toute cette explosion d’affection que je gardais pour toi depuis trop longtemps. Ce n’était pas intéressé. Ce n’était pas une histoire d’amour et ce n’était pas une histoire de sexe. C’était ni fou ni raisonnable, ni mal ni bien. C’était notre entre deux. Et j’ai compris, même si je crois que je le savais déjà, que tes bras seraient le seul endroit du monde où je n’aurais rien à craindre. Du moins pour l’instant. J’ai toujours eu peur que tu te retournes comme bien d’autres l’ont fait avant toi. Je ne veux plus faire confiance. Cependant, je sens qu’avec toi c’est différent mais j’ai du mal à dire pourquoi.

C’est tellement différent. C’est tellement unique et singulier, c’est tellement toi et moi, c’est tellement pas comme d’habitude, pas comme les autres, pas conventionnel. C’est tellement le hasard et la destinée en même temps, c’est tellement inattendu et insoupçonné. C’est tellement fort et grand, c’est tellement wow et tellement dingue. C’est tellement rien et tellement tout. 

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  1. Playlist : le jour où j'ai décidé de vivre et d'arrêter de survivre

    3 juillet 2017 at 5:32

    […] changé de vie. Je suis devenue celle que je voulais être. J’ai décidé de vivre. Ce jour-là, où j’ai claqué la porte, où j’ai mis fin à mon malheur. Où je suis partie sans me […]

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