Dear me – A toi, petite moi d’il y a dix ans.


Pensées / lundi, septembre 21st, 2015

Petite moi

N’accorde pas d’importance aux gens qui n’en valent pas la peine. Regarde devant toi, pas derrière, pas sur les côtés, et avance.

Ne fais pas attention à eux, ne leur répond pas. Tu as raison de ne rien dire, parce que personne ne te croit. Vis pour toi-même, pas pour les autres. Continue de donner tout ce que tu as, même si personne ne te le rend. Continue de répandre tout l’amour que tu as, continue de te battre parce qu’un jour on te le rendra.

Continue de rêver, petite fille. Continue de penser que les gens sont gentils. Ne te laisse pas abattre par ce que tu vois, ce que tu entends, ce que tu vis. Tu comprendras plus tard que Maman avait raison : ceux qui sont méchants sont jaloux, même si pour l’instant, ils le sont juste parce que tu es grosse. Que peuvent-ils jalouser ? Rien en soit. Ils sont juste mal dans leur peau, eux aussi. Peut-être que ça ne va pas chez eux, peut-être qu’ils ont besoin de se défouler sur quelqu’un. Tu l’as toujours dit, mieux vaut qu’on te fasse du mal à toi plutôt qu’à quelqu’un que tu aimes.

Mais arrête de te détruire. Pose ces ciseaux. Pars du frigo. Ne craque pas. Enlève les doigts de ta gorge. Arrête, tu es belle. Tu es jolie. Tu es sublime. On te le dira plus tard. Tu deviendras normale. Tu deviendras ce que tu as toujours voulu être : normale. Rentrer dans les normes. Tu y arriveras. Tu arriveras à passer inaperçu. Tu ne seras plus moche et grosse. Tu ne seras plus seule. Tu auras des amis. Tu auras quelqu’un qui t’aime pour ce que tu es. Continue d’avancer, tu es proche du but. Ignore ceux qui te frappent, ignore ceux qui t’insultent, ignore ceux qui te font penser que tu es laide.

Je peux te le dire, parce que 10 ans après, tu auras 19 ans, et ta souffrance sera presque finie. Tu continueras de disperser ton amour à tout ceux qui te croiseront. Tu continueras de donner le meilleur de toi-même, et je peux t’assurer que même si ça n’a pas l’air gagné, tes parents seront fiers de toi.

Laisse toi aller, pleure, crie, mais remet ton masque. Tu es plus forte que ça, crois moi. Ne te détruis pas, arrête ça. Tu ne sais pas ce que tu louperais si tu décidais vraiment d’arrêter de vivre. Je t’en supplie, ne te tue pas bêtement. Reste avec moi, parce que la Toi de dans dix ans a besoin de ce que tu vis en ce moment pour se construire.

Parce que grâce à ce que les autres te font endurer chaque jour, tu seras forte et brave. Tu n’auras plus peur de souffrir. Tu n’auras plus peur de te donner sans recevoir. Tout n’est qu’une question d’habitude. Laisse le temps faire les choses.

Les gens qui te font du mal aujourd’hui, tu les regarderas de haut demain. Tu vis peut-être en victime, mais ils vivent en coupable. Et même si ils ne regretteront jamais de t’avoir poussée, frappée, insultée, intimidée, harcelée, tu pourras au moins dire que tu as réussi à passer au dessus. Plus tard, tu voudras aider les autres, Marie, je te le jure. Tu ne deviendras pas méchante.

Ça ira mieux avec Maman, il n’y aura plus vraiment de dispute. Parce que tu comprendras à quel point ça a été dur pour elle d’avoir vu pendant des années sa petite fille innocente se détruire en comprenant la méchanceté du monde.

Papa sera fier de toi, comme tu l’as toujours voulu. C’est pas grave si tu te sens nulle, parce que je te le dis, au fond de lui il t’adore. Même si tu n’es pas celle qu’il voulait que tu sois à la base.

Petite moi 2

Tu seras ce que tu as toujours voulu être. Crois moi, tu te relèveras. Laisse le temps soigner tes blessures. 

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