Running : Le jour où je suis devenue semi-marathonienne


Sport / mardi, mars 20th, 2018

Ah cette fameuse journée, la consécration de tous mes efforts depuis mes débuts en running. Le jour où enfin, après des mois, des jours, des heures de doute, j’ai réussi. Aujourd’hui, je viens vous raconter mon premier semi-marathon. Si vous voulez en savoir plus sur mes débuts en running, j’ai fait un article à ce sujet. D’ailleurs, il avait été écrit lorsque je venais tout juste de faire 10km… Le temps est passé si vite.

Choisir mon premier semi-marathon

Ca y est, je me sentais prête à affronter cette distance. Ces 21,097km, je voulais qu’ils soient inoubliables. Pour moi, il était indispensable que ce soit dans un endroit que j’apprécie. Je voulais sortir de Lyon, et avoir du beau temps, la mer, le soleil, une bonne ambiance… J’ai donc choisi le semi-marathon du Run In Marseille. De plus, ma première course officielle était aussi un « Run in » 😉

Après avoir réservé mon dossard, le bus, et l’hôtel, il ne me manquait d’une seule chose… La préparation.

La prépa semi en 8 semaines

Ni une, ni deux, me voilà à la recherche du plan de prépa parfait. Je ne voulais pas quelque chose de compliqué, donc j’ai décidé de partir sur trois sorties par semaine :

  • Un footing de 50 minutes le lundi
  • Un fractionné le mercredi (généralement 10x30x30)
  • Une sortie longue entre 1h10 et 1h45 le vendredi

Les deux premières semaines se sont très bien déroulées. Puis, tout a dégringolé. Tout à coup, j’ai perdu toute motivation. Il faisait froid, nuit, les températures approchaient -15°. J’étais bien mieux chez moi. Pour palier au manque de course, je ne loupais pas les autres sports : une heure et demi de patinage artistique le mardi et une heure de zumba le jeudi. Tous les soirs, je faisais une séance de cardio HIIT trouvée sur Youtube histoire de ne pas perdre le rythme. Mais je n’avais plus du tout envie de courir. Le reste de ma prépa s’est donc limitée à une ou deux séances de running par semaine d’environ 1h.

Autant dire que j’étais tout sauf préparée à courir ce semi-marathon. Cependant, j’y suis tout de même allée, en me disant que j’allais courir pour le fun, sans pression.

J-1 : Le stress à son comble

Samedi, nous arrivons à Marseille après 4h de bus depuis Lyon. Je suis si heureuse d’être là, avec mon chéri, sous le soleil, en t-shirt au mois de Mars. N’étant jamais venus dans cette ville, nous allons visiter un peu le vieux port, en passant par le village où je vais retirer mon dossard (et emporté un pitch chocolat que j’ai dévoré quelques minutes plus tard…). L’ambiance est géniale et cela me donne un bref aperçu de la suite.

A midi, nous mangeons dans un italien sur le Vieux Port : pâtes au saumon pour moi. Pas de dessert, car je n’ai pas vraiment faim.

Nous remontons à l’hôtel poser nos affaires. Nous sommes dans une toute petite chambre mais cela fera bien l’affaire (c’était sans compter les voisins ultra bruyants…)

Après une courte sieste, nous voilà repartis pour une petite visite des quais et de la Cathédrale. On s’arrête à Haagen-Dazs pour le goûter, et je prend une glace deux boules. Je culpabilise un peu et j’ai un peu mal au ventre en fin de journée.

Le soir nous allons manger à Fuxia. Encore un italien mais rien de tel pour se gaver de pâtes. Gnocchis au pesto pour moi, suivis d’une glace, encore une, que j’ai bien plus savouré que la précédente (sûrement du au supplément chantilly…). Je me demande si je ne suis pas un peu folle de manger ça une veille de course mais après tout, tant pis. J’ai besoin de ça pour me donner du courage.

On rentre à l’hôtel et on se couche rapidement, exténués de cette journée. Je m’endors très vite, mais je me réveille vers 1h du matin. Impossible de me rendormir. J’ai mal au ventre, je stresse, je me rends malade. Je passe une nuit longue et affreuse.

Jour J : Le bonheur

Dimanche matin, je me réveille le sourire aux lèvres mais avec un peu de pression. Je suis contente que cette horrible nuit soit terminée. Malheureusement, je suis toujours un peu malade, j’ai encore mal au ventre. Peut-être la glace, le stress ? Je ne sais pas. Je prend un petit déjeuner même si je n’ai pas faim. Ma gorge se serre. Je me douche, je m’habille, un bisou à mon homme encore au lit, et me voilà partie. Il m’attendra à l’arrivée.

J’ai 1 km à faire pour rejoindre mon départ. Pour la peine, je décide donc de trottiner un peu. Et là miracle, le stress disparaît, il fait beau, je suis bien, je suis heureuse d’être là. Je vais le faire, je vais y arriver.

Je retrouve ma copine Nathalie et son mari avant le départ. On entre dans le SAS, et c’est parti…

La course

Tout se passe très bien. Je perds Nathalie dès les premiers kilomètres, mais ce n’est pas grave, on se retrouvera à l’arrivée. Les 8 premiers km se passent bien, cependant j’attrape un point de côté assez difficile à faire partir. Je m’accroche, et je réussis enfin à le faire disparaître au 14ème kilomètre. Malgré tout, je ne l’ai pas laissé gâcher mon plaisir d’être là. Mes jambes courent toutes seules, car je ne réfléchis pas. Je m’étais assurée que je m’arrêterai au ravitaillement du 10ème kilomètre, mais arrivée devant, je n’en ai pas envie. J’attrape donc quelques raisins secs et je repars.

La course se passe très vite, ma musique dans les oreilles souvent, mais pas toujours. Je reçois des appels encourageants de mes parents, ça me rebooste et me rappelle la raison de ma présence ici. Parfois, j’aime écouter le bruit de la mer et des vagues, les fanfares, les encouragements des passants. Je remercie les bénévoles à chaque ravitaillement, j’apprécie tellement le goût sucré de mes petits raisins secs. Mon record des 17km en entraînement passé, je suis à la limite de pleurer de joie. Le parcours est si beau, et j’adore regarder les vagues s’échouer sur les rochers. J’arrive sur le Vieux Port, je cherche mon homme des yeux, je ne le trouve pas et je commence à paniquer.

Vivir Mi Vida passe dans mes oreilles pour le dernier kilomètre mais je n’entends plus vraiment la musique. Je l’ai fait, j’ai presque fini. J’aperçois mon chéri au loin, ça me donne du courage pour les derniers mètres. J’accélère… Et voilà, je suis semi-marathonienne. Je crois que je ne réalise pas. Je commence à pleurnicher mais je retrouve Nathalie. On fait quelques photos, et je rejoins mon chéri.

Le bilan

Voilà, c’est terminé. J’ai réussi, et je ne me suis pas arrêtée. 2h15, mieux que prévu. Finalement, je suis très fière. Je ne sais pas trop quoi dire tellement l’émotion est forte. La petite Marie qui n’arrivait pas à faire 4km vient d’en faire 21, moins d’un an après avoir commencé le running.

Je souhaite cette sensation à tout le monde. Ce sentiment d’avoir enfin réussi à faire quelque chose de fou, d’inimaginable. C’est magique, c’est dingue, mais tellement encourageant. Car maintenant, prochaine étape, le semi-marathon d’Annecy. On arrête pas une équipe qui gagne, comme on dit. 🙂

Et vous, vous avez déjà fait quelque chose dont vous ne vous croyiez pas capable ? 

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4 réponses à « Running : Le jour où je suis devenue semi-marathonienne »

  1. Tu as tellement évolué, ton parcours est beau à voir !
    Continue sur cette si belle lancé, j’espère un jour pouvoir courir comme toi haha
    Gros bisous

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