to the moon and back

Je me sens bloquée, je suis à un stade où je ne peux plus rien faire pour me sortir de là, et plus je me bats, plus tu t’éloignes. Et maintenant que j’y pense, tu souris beaucoup moins. Nos débuts me manquent. Et ça me donne tellement mal au cœur que j’en aurais la nausée. Je suis sur le bateau de la peur et il ne cesse de tanguer, de prendre les vagues avec toujours plus d’intensité. J’ai l’impression de te perdre, et aujourd’hui plus que jamais je sais que je suis sur le point de détruire ce que j’ai mis tant de temps à construire. Je sais que j’ai échoué, beaucoup de fois, que j’ai fait des promesses que je n’ai pas réussi à tenir. Je disais que j’allais aller mieux, que tout allait s’arranger. En fait, je pensais qu’en touchant le fond, j’allais pouvoir prendre de l’élan pour remonter, mais, j’ai été confrontée au vide infini et ça a été compliqué de remonter sans me noyer en cours de route. Mais tu as toujours été là, en haut, là où il fait beau, pour m’appeler, me soutenir, même si tu ne comprenais pas comment ni pourquoi je n’arrivais pas à sauver les morceaux de moi qui résultaient de l’explosion d’une énorme partie de ma vie. Pourquoi je ressentais le besoin d’être toujours avec toi, à chaque minute. En vérité, je ne voulais jamais ressentir ce que je ressens aujourd’hui, j’avais trop peur d’avoir le sentiment que tu t’éloignes et que tu abandonnes tes efforts. Je ne peux pas supporter cette angoisse de te voir partir, chaque matin, avec le sentiment que tu n’as pas tout à fait envie de rentrer pour me voir. Que tu as peur, que tu as mal, que tu ne te sens pas au mieux, et tout ça, c’est de ma faute et de celle de personne d’autre.

Et j’ai eu comme un déclic. Comme, je sais pas, une lumière divine venue de nulle part, qui m’a éclairée, moi. Et m’a fait me rendre compte de toutes mes erreurs. De mon égoïsme, de ma capacité à ne toujours penser qu’à moi et à être certaine que tout n’est toujours que ta faute et pas la mienne, parce que c’est moi qui ait mal et personne d’autre. C’était comme si il y avait la liste de mes erreurs, depuis le début, affichée sur un grand tableau noir. Il y en avait toujours plus, et elle augmentait tous les jours à une vitesse affolante. Et à coté, la liste de tes erreurs à toi. Presque vide. Qui ne bouge pas. Je donnerais bien quelques années de ma vie pour revenir en arrière, revenir au tout début, changer les choses, agir différemment. Te donner dès le commencement le sentiment que je t’aimais pour ce que tu étais, à ce moment-là et pour toujours, comme tu l’as fait pour moi.

Et si j’étais quelqu’un d’autre, actuellement, je te dirais de t’enfuir en courant, que tu es dans une « relation malsaine », comme on aime à le dire. Que je ne suis pas assez bien pour toi, que tu mérites mille fois mieux, que tu es quelqu’un de formidable et justement, peut-être un peu trop. Alors que moi, à force de bien vouloir faire, je fais tout le contraire. J’ai l’impression que je me bats pour toi alors qu’en fait, je ne fais qu’empirer les choses. Et je ne sais pas si l’issue est proche ou si le chemin à parcourir est encore long, ce que je sais c’est que jamais de ma vie je ne lâcherai cette image parfaite de mon avenir avec toi. Je me battrai corps, cœur et âme pour ne jamais avoir à faire un trait sur l’étrange sensation de plénitude qui m’envahit lorsque tu souris, lorsque tu ris, lorsque tu dors, lorsque tu manges. Lorsque je te sens respirer paisiblement juste à coté de moi. Tu me manques à chaque seconde. Chaque instant où tu n’es pas là est un enfer.

Mais qui je suis, moi, pour blesser mon étoile ? J’ai longtemps du me convaincre que je n’étais pas quelqu’un de foncièrement mauvais, et je le sais, je fais toujours pour le bien. Mais je crois que je n’ai jamais eu d’exemple, avant toi. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un de purement gentil, et je ne sais pas comment faire, pour l’être aussi. Pour donner sans attendre en retour, pour faire les choses bien, aimer, être heureuse. Abandonner le négatif, le mauvais, les démons. Laisser tout derrière moi et recommencer quelque chose de bien. C’est ce que j’ai toujours voulu et voilà que, quand j’en ai eu l’occasion, j’ai rapidement viré de bord et retrouvé tout ce que j’avais perdu, depuis six ans. Le fond du gouffre. Et je sais même pas pourquoi je m’amuse à m’auto détruire constamment, dans le but de me faire sauver. Tout ça parce que quand j’en avais besoin, il y a bien longtemps, personne ne l’a fait. Et depuis, j’ai toujours l’impression qu’on va me laisser, sans retour en arrière, si je guéris. En essayant de te garder près de moi, je te repousse.

J’ai juste besoin qu’on m’aime, mais je sais pas comment faire.

 

 

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