Throwback

Huit février deux mille quinze. 

Mon histoire débute il y a trois ans. En dix-neuf années d’existence, je n’ai jamais ressenti de bonheur aussi grand que celui de te connaître. Je ne m’étais encore jamais endormie avec le sourire.

Aujourd’hui, il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à toi.

Mais je suis plus seule que jamais. J’aime à sens unique. J’aime quelqu’un qui fait semblant. J’aime quelqu’un qui, au fond de son cœur, en aime une autre. J’aime quelqu’un qui n’a jamais ressenti de passion, de véritable amour. Je le savais depuis le début, mais j’essayais de me persuader que ce n’était que le fruit de mon imagination.

Je t’ai perdu. Je t’ai perdu après mes larmes, après mes chagrins, après trop d’amour, tu t’es lassé.

J’ai trop donné, j’ai trop offert, j’ai trop aimé, j’ai voulu trop bien faire. Tu ne me crois plus. Je n’ai plus aucune crédibilité. J’ai trop montré, trop vite. J’ai été confiante, trop confiante. Je pensais que tu resterais toujours celui que tu étais. Je ne te croyais pas capable de mépris, de méchanceté, d’ignorance. De dégoût.

Tu ne m’aimes pas vraiment. Tu crois que tu m’aimes. Mais tu fais avec. Tu as l’habitude. Tu t’en es tellement persuadé que lorsque tu me le dis, j’ai presque plus de mal à y croire.

Au début j’y croyais, maintenant je n’y crois plus.

Le froid de la pluie, le bruit de la fête. La porte qui se ferme. Le cœur qui bat.Tes mains autour de mon visage. Le regard empli de sincérité. « Je t’aime, Marie. » . Rien qui ne bouge, rien qui n’existe. Le temps n’a pas cessé de défiler et trois ans après, tu résonnes toujours au fond de moi. Comme une vieille mélodie qui ne s’arrête jamais.

C’est une vie qui explose. C’est comme un soleil qui se cache, doucement, sans se faire remarquer. Jusqu’au noir total. Jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il n’est plus là. L’amour a glissé hors de toi pour laisser place à une vie dont tu ne veux pas, qui est toujours la même et qui ne t’apporte rien. On ne pense plus, on ne rit plus, on ne partage plus, on ne sort plus. Tout est monotone. Rien n’est grand, rien ne coupe le souffle. Rien ne nous donne des ailes. Tout n’est qu’habitude.

J’étais quoi avant tout ça ? Comment je faisais face aux angoisses ? Qu’est ce qui me faisait du mal ? Est-ce que je sentais mon cœur lourd, aussi ? J’ai tiré un trait sur ma vie pour toi. Pour la reconstruire à tes côtés. Tu ne l’as jamais fait. Je n’ai jamais aimé autant que je t’aime. Toi si. Tu as aimé plus que tu ne m’aimes. Tu as passé des nuits à penser à elle, à lui écrire des choses, à pleurer pour elle. Et pour moi tu ne ferais rien. Tu ne fais rien. Plus rien. Tu n’es plus celui que tu étais. Tu es différent. Tu as changé. Tu es devenu quelqu’un que je déteste.

 

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