« Mon but c’est pas de te faire du mal. »

Aujourd’hui, on est le Mercredi vingt-six Août deux mille quinze, et après une vingtaine d’années à me persuader du contraire, j’ai enfin compris qu’il existait des personnes simplement, purement, absolument détestables. Ce genre de personnes qui ont un juste un mauvais fond. J’ai lutté des années, j’ai fait des études pour comprendre, pourquoi, comment, dans quel but. J’ai essayé de comprendre la méchanceté gratuite. J’ai pardonné à ceux qui m’ont fait du mal, à ceux qui m’ont détruite, je suis passée à autre chose. Je me disais que, peu importe, ça ne m’atteignait pas.

Mais je ne te pardonnerai jamais à toi. Parce que, malgré ce mauvais pressentiment que j’avais à ton sujet, je l’ai surpassé et tu m’as déçue. Tu m’as planté un couteau droit dans le dos, droit dans le coeur, droit dans la fierté, droit dans la confiance. Et je ne m’y attendais pas. J’étais sûre que tu serais différent mais en vérité, tu étais pire que les autres.

Tu as fait de ma vie un cauchemar, sans aucun scrupule, et tu me regardes sombrer avec le sourire. C’était ton but, depuis le début. J’ai été utilisée, manipulée, humiliée. Et qui suis-je, maintenant ?

Je me suis fait avoir par la compassion. Par la volonté d’aider. D’être là quand on a besoin de moi. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’à cause de toi, je ne me reconnais même plus. Je suis devenue sans cœur, sans état d’âme. J’arrive pas à faire confiance, à aller vers les autres, à ne pas penser que tout le monde me veut du mal. Je ne crois plus au bien, je ne crois plus aux bonnes intentions, je ne crois plus aux « Je te jure », « Fais-moi confiance », « Je ne suis pas comme ça moi », « Confie-toi à moi ». Rien que de les écrire, ces paroles que tu m’as tant répétées me donnent la nausée. Tu sais, ce sentiment d’avoir été une petite chose parmi tant d’autres, de n’avoir rien été du tout et de n’être plus rien pour personne. Tu sais, ce sentiment que tout à coup je ne vaux plus rien.

Je n’arrive pas à être triste. Je pense à toi chaque minute et c’est toujours une haine immense qui en découle. Toujours cette irrésistible envie de crier la vérité, de te faire souffrir autant que tes mensonges m’ont fait souffrir. Je te déteste. Je te hais. Et je te promets que plus jamais, jamais de la vie, je ne ferai confiance. J’ai compris que la confiance se gagne et que les coups bas sont faciles. Que j’étais ta proie et que tu étais mon ami. Que ma déception est à la hauteur de ma haine.

Et si un jour tu lis ça, je sais que ce sera avec le sourire, parce que je n’arrive même pas à écrire quelque chose de sensé qui décrive avec précision la façon dont tu m’as traînée dans la poussière.

Pour la première fois en 19 ans d’existence, j’ai la haine. Je DÉTESTE quelqu’un. Je TE déteste.

Le plus horrible c’est que plus je te déteste, plus je pense à toi. Et inversement.

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