C’était le bonheur.

V i n g t – d e u x  D é c e m b r e  2 0 1 2 

Chacun de ses gestes délivrait des millions d’étoiles qui trouvaient refuge à l’intérieur de mes yeux. Chacun de ses sourires mettait tout mon monde en pause, comme si les gens s’étaient arrêté de marcher, comme si ils étaient figés à jamais dans mon indifférence, il n’y avait que lui, que ce sourire, que cette révélation de ses petites dents qui semblaient être exactement à la place qu’il fallait pour rendre sa bouche si tendre et si parfaite. Comme si ses lèvres adorables étaient figées dans cette position si douce et si sucrée qui apportait à tout mon corps une chaleur inconcevable, un halo de bien-être. Chacun de ses regards envoyaient à mon cœur des décharges de joie, comme si ils essayaient de le ranimer, de le faire battre plus vite. Et ça marchait. Chacun de ses rires qui parvenaient jusqu’à mon oreille avaient des allures de musique, comme une douce mélodie qui s’écoute pendant des heures, cette mélodie dont on ne se lasserait jamais, cette mélodie qui berce nos nuits, cette mélodie qui accompagne nos journées et qui rend chacun des moments de notre vie précieux. Chacune de ses caresses sur ma peau, chaque contact physique soulevait chaque petite parcelle de moi-même dans un ciel bleu sans nuages.

Je volais, je volais de bonheur, dans ce monde où j’avais toujours eu l’impression de survivre au lieu de vivre vraiment. Dans ce monde où rien ne m’appartenait ; il était mien. Dans ce monde où tout avait l’air sinistre et sombre, il rayonnait. Dans ce monde où la pluie tombait par litres, il était mon soleil. Dans ce monde où il faisait un temps glacial, il me réchauffait. Il était tout ce qui rendait mon avenir envisageable. C’était tracé dans ma tête, comme une ligne droite bien définie ; et j’avais un seul et unique but à ce moment-là. Réussir. Nos mains se rencontrèrent, nos regards se croisèrent, nos sourires se joignirent, parfaite harmonie des corps et des esprits. Il aurait juste fallu que le monde s’écroule pour nous sortir de cette bulle, de ce monde dont nous seuls connaissions l’existence. Et là je me suis demandé si tout ceci était bien réel. Mes souvenirs sont remontés à la surface, ils étaient plongés tout au fond de l’océan de mon cœur et ne voulaient plus sortir tant ils faisaient mal. Mais bizarrement, à ce moment précis, ils faisaient du bien. Toute cette souffrance m’arrachait un sourire. Cette main qui s’agrippait à la mienne, ces yeux qui se plongeaient dans les miens, ces lèvres qui embrassaient les miennes ; tout ceci n’était pas qu’un grand rêve.

C’était quelque chose de réel, mais de tellement invraisemblable que j’en oubliais d’y croire. J’avais arrêté de me dire que c’était bien vrai, j’avais arrêté de me réveiller chaque matin avec la surprise de remarquer que ce que je vivais existait réellement. Et ce jour-là, pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai compris. J’ai compris à quel point ça fait du bien d’être deux, à quel point la vie est pleine de surprises, d’émotions, de joie. A quel point rien n’est parfaitement injuste, parfois alors qu’on ne s’y attend même pas le bonheur nous tombe sur la tête. Pas comme une lourde pierre qui nous assomme, mais comme un délicieux flocon de neige qui nous rend inconscients et enfantins. Et on plonge en plein dans le bonheur, dans l’amour, sans même se soucier des conséquences, en oubliant la souffrance, les larmes, les crises d’angoisse. Pas comme la mer, qui nous brûle les yeux et les lèvres, mais comme une immense piscine d’eau douce, d’eau calme, dont la surface parfaitement lisse relève d’aucun mouvement brusque, quelque chose de beau et de singulièrement parfait. C’était ce sentiment là que je ressentais. Une énorme quantité de bonheur, qui gonflait mon cœur, comme si il était sur le point d’exploser en des millions d’étincelles, qui déclencherait ce feu intensément brûlant qui semble si effrayant et si risqué. Et plus rien ne comptait. Non, plus rien. Je ne pensais même plus à rien. Je profitais. J’avais réellement l’impression de profiter. Je me disais que je retiendrai ce moment pour toujours. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Il était là, devant moi, mon petit bonheur, mon grand monde à moi. Il se tenait debout à coté de moi, regardant partout autour de lui, cherchant quelque chose qui pourrait l’émerveiller dans l’immensité de cette foule qui nous entourait. Et je le regardais. Chaque petite parcelle de son visage était belle. Tout était parfait. Comme si chaque petit morceau de lui avait été crée exprès pour me plaire. Il était beau, oui, c’était une évidence. C’était irréfutable. Il était mon horizon, mon ciel, mon tout. Mon bonheur, ma joie, mon sourire. Mon délire, ma drogue, mon ivresse. Mon futur, mon lendemain, mon toujours. Mon cœur, mon âme, mon corps. Aujourd’hui, demain et à jamais.

                                                                                                                     C’était le bonheur.

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